18 septembre 2007
Démarche pédagogique, rapport au plaisir, à l'évaluation...
photos seminaire déc. 2006 Perpignan
Perpignan, décembre 2006 : séminaire sur : "musiques du monde et fonction sociale de la musique"
statuts du Collectif RPM
STATUTS
ARTICLE 1 : Désignation
Il est créé, entre les membres présents, ci-après dénommés fondateurs, une association, régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre : LE COLLECTIF Groupe de Recherche Pédagogie Musicale (sigle : Collectif RPM)
ARTICLE 2 : Objet
L’association a pour objet de :
· Constituer un réseau ressources fédérant des structures qui interviennent dans le domaine de la pédagogie au sein des pratiques musiques actuelles
· Alimenter un dispositif recherche-action dans la pédagogie des pratiques musicales
· Créer une instance de propositions et de mise en œuvre de contenus pédagogiques au service des structures privées ou publiques, en direction des pratiques amateurs et / ou de la formation professionnelle
ARTICLE 3 : Siège social
L’association à son siège social fixé au CRY, 46 rue de Mareil , 78100 St
ARTICLE 4 : Durée
La durée de l’association est illimitée. Chaque membre peut démissionner à tout moment sous réserve d’être à jour de ses obligations envers l’association.
ARTICLE 5 : Composition
L’association se compose des structures (personnes physiques ou morales) suivantes :
- Les membres fondateurs : structures représentées à l’Assemblée Générale constitutive par leurs représentants et signataires des présents statuts soit : le CRY(Centre de Ressources Yvelinois, St Germain en Laye), Trempolino (Nantes), l’ARA (Autour des Rythmes Actuels, Roubaix),
la Casa Musicale
(Perpignan).
- Les membres adhérents : toutes structures (personne physique ou morale) s’intéressant à l’objet mentionné à l’article 2 et cooptée par l’ensemble des membres fondateurs sur proposition de l’un d’entre eux. Les membres adhérents disposent d’un vote à l’assemblée générale annuelle.
- Les membres associés ; toutes structures (personne physique ou morale) faisant partie des membres adhérents s’intéressant à l’objet mentionné à l’article 2, et cooptée par l’ensemble des membres fondateurs sur proposition de l’un d’entre eux. Les membres associés disposent d’une voie consultative.
Les personnes représentant leurs structures respectives font l’objet d’un mandat issu d’une délibération de leurs instances dirigeantes.
ARTICLE 6 : Direction de l’association
L’association est administrée et dirigée par un conseil d’administration de sept membres maximum comprenant les membres fondateurs et trois membres adhérents élus lors de l’assemblée générale annuelle.
Les modes de décision et de gestion de l’association doivent intégrer les procédures de validation des instances dirigeantes des structures adhérentes.
Le conseil d’administration élira un bureau constitué d’un président, d’un vice-président, d’un secrétaire et d’un trésorier. Ce bureau sera renouvelable éventuellement à l’occasion des renouvellement du conseil d’administration ou à l’occasion du départ d’un de ses membres.
ARTICLE 7 : Décisions et délibérations
Les décisions concernant la vie et le développement de l’association seront prises à la majorité des voix des conseil d’administration.
ARTICLE 8 : Recours à des conseillers
L’association pourra se faire conseiller par des personnes physiques ou morales en fonction des besoins. Ces conseillers pourront assister et participer aux délibérations sans toutefois participer aux votes.
ARTICLE 9 : Ressources financières
Les ressources de l’association se composeront :
- de financements publics
- de fonds propres liés à l’activité de l’association
- de toutes ressources qui ne sont pas contraires aux lois en vigueur
- de la participation financière des structures membres
· de toute activité financière, civile, mobilière ou immobilière pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet défini, ou tout objet similaire ou connexe.
ARTICLE 10 : Cotisations
Les structures, membres fondateurs et adhérents, verseront annuellement une cotisation dont le montant sera fixé à l’assemblée générale constitutive et pourra être modifiée lors de l’assemblée générale annuelle.
ARTICLE 11 : Réunion du conseil d’administration
Le conseil d’administration se réunit au moins une fois par an pour valider les actions effectuées et mettre en place les orientations futures.
Les délibérations faites à l’occasion de ces réunions sont consignées sur un registre spécial.
ARTICLE 12 : Assemblée générale annuelle
L’association fera chaque année civile :
- le compte rendu d’activité annuelle
- le bilan et le compte d’exploitation
- le projet d’activité
- le budget prévisionnel
- l’élection du conseil d’administration
- le bilan financier et moral, le projet d’activités, le budget prévisionnel, seront adressés en amont de l’assemblée générale (au moins un mois). Ces documents seront ensuite validés (à l’unanimité) lors de l’assemblée générale du Collectif.
ARTICLE 13 : Réunion extraordinaire
L’assemblée générale se réunira, si besoin est, sur demande de la majorité de ses membres.
ARTICLE 14 : Modification des statuts
Les statuts de l’association « Le Collectif » ne pourront être modifiés que par le conseil d’administration convoquée par la majorité des membres.
ARTICLE 15 : Dissolution
En cas de dissolution prononcée par la majorité des membres, l’actif ; s’il en existe, sera attribué à une association poursuivant des buts identiques. En cas de litige lors de la dissolution, l’affaire sera portée devant les autorités compétentes.
Fait à Paris en Novembre 2005
10 ans de séminaires
Les séminaires du Collectif
1) 16 et 17 janvier 2000 à St Germain en Laye
Première rencontre rassemblant les équipes pédagogiques des différentes structures membres du Collectif.
Thème :"Quelles pédagogies pour l’accompagnement des pratiques musicales actuelles amplifiées ? " et "Quelles responsabilités du formateur vis-à-vis du public, du projet de la structure ?"
Intervenants : les équipes et responsables des structures fondatrices du Collectif
2) 4 avril 2000 à Paris
Thème : panorama des courants pédagogiques à travers 3 exemples :
- l’empirisme : où l’on retrouve les situations magistrales de type scolaire, l’enseignant est le maître,
- le comportementalisme : ou l’approche du "pas à pas", l’objet de l’enseignement est découpé en difficultés produisant une progression rationnelle,
- le socio-constructivisme : les personnes en apprentissage sont au cœur de l’action, l’objectif à atteindre étant fixé, formateur et formés conviennent ensemble des moyens pour l’atteindre.
Intervenant :Philippe Fabre
3) 12 et 13 septembre 2000 à Nantes
Thèmes : La notion d’accompagnement, l’évaluation dans les dispositifs pédagogiques.
Intervenants : CAFOC Poitou/Charentes, Jacky Beillerot (sur l’historique et les principes de l’évaluation )
4) 19 et 20 septembre 2001 à Agen
Thème : l’intervenant en situation pédagogique.
Mises en situation et analyses
Intervenants : Damien Tassin Randall Cinelli
5) 21 et 22 février 2002 à Roubaix
Thème : La prise en compte de l’individu en situation d’apprentissage dans le cadre d’ateliers instrumentaux collectifs.
Intervenants : Damien Tassin
6) 22 au 24 septembre 2002 à Achères
Thème : Pédagogies et improvisation
Intervenants : Phil Reptile (musicien) et Andy Emler (musicien)
7) Séminaire de Nantes février 2003
Thème : Les courants musicaux (hip hop et électro) et l’approche pédagogique
Intervenant : Gaby Bizien
8) Séminaire de Dax février 2004
Thème : Les courants musicaux (suite) le métal, l’histoire de l’éducation populaire
Intervenants : Gaby Bizien
9) Séminaire de Roubaix octobre 2005
Thème : le parcours du musicien
Intervenants : Gaby Bizien
10) Séminaire de Perpignan Décembre 2006
Thème : la fonction de la musique dans la société (musiques traditionnelles)
Intervenants : Jeannot Soler, Olivier Congar Klaus Blasquiz
l'éducation populaire
L’ EDUCATION POPULAIRE
Qu’est-ce donc que l’éducation populaire ?
Condorcet évoque « L’art de s’instruire par soi même avec d’autres » c’est à la fois une méthode éducative active, collective et globale animé d’un état d’esprit de responsabilité et de générosité (qui donne du sens à notre vision du monde).
Elle s’inscrit dans le principe républicain de la laïcité sans discrimination raciale et sans distinction de religion, de sexe, d’âge et de condition sociale.
Périodiquement les acteurs de terrain doivent affronter de nouveaux problèmes : les banlieues bougent, les forces de police se plaignent d’avoir à jouer les éducateurs, le civisme recule ou est bousculé par manque de définition commune des valeurs qui le fondent. Les gens se sentent globalement méprisés ou peu écoutés. Il est important de réaffirmer la nécessaire confiance à avoir dans les associations d’éducation populaire. Après tout, le mécanisme de l’éducation populaire est simple : l’auto éducation, la formation des gens par leur enthousiasme même, l’émergence de la citoyenneté sur le terrain. Tout cela est basé sur un principe : la confiance dans le peuple. C’est précisément les principes qui guident notre action quotidienne.
L’éducation populaire, c’est également l’éducation qui n’est pas cadrée dans les structures traditionnelles de la famille, de l’école ou de l’université. C’est l’éducation au sein du « temps de loisir », oui, mais par la pratique volontaire de la vie en groupe, la confrontation, le partage. C’est aussi l’éducation de chacun par chacun : l’éducation qui ne vient pas d’en haut, mais qui cherche à refondre la culture populaire en accordant une égale dignité à chacun.
La culture dans une démarche d’éducation populaire doit permettre de favoriser l’accès à une meilleure compréhension de son environnement social. La culture ne se limite pas à la culture savante, ni même aux œuvres d’art, mais qui cherche la culture au sens large : sciences, techniques, sports, connaissance des arts, expression artistique. C’est l’apprentissage de la citoyenneté qui n’est pas seulement l’art de réfléchir sur la politique institutionnelle mais une pratique active et participative : art de parler en public, de savoir écouter, de gérer un groupe, de s’intégrer à la société…
L’éducation populaire contribue à favoriser l’éducation de chaque individu par un processus évolutif se développant tout au long de sa vie. Elle contribue à favoriser la reconnaissance des différences et leur confrontation comme moyen de développement du lien social.
Les associations d’éducation populaire apportent trois dimensions essentielles :
1- Dimension politique : L’association porte une demande sociale, permet à chacun de prendre conscience et de faire une analyse commune de situations vécues. Elles facilitent la mobilisation des acteurs locaux.
2 – Dimension pédagogique : En permettant la prise de conscience d’une situation vécue, l’association crée des conditions d’apprentissage et de formation pour que les individus soient acteurs du projet, et non pas consommateurs.
3 – Dimension économique : L’association est capable d’apporter des réponses adaptées, situées entre l’économie marchande et le service public.
le projet du CAC G brassens à Mantes-la-Jolie (78)
Adhérent du CRY, le CAC Georges Brassens à Mantes-la-Jolie, aborde les musiques actuelles amplifiées comme outil de socialisation :
projet_CAC_G_Brassens_Mantes_la_Jolie
17 septembre 2007
l'accompagnement des pratiques : une philosophie
L'accompagnement des pratiques : une philosophie
Le questionnement persiste depuis une vingtaine d’années sur la pertinence de la vision humaniste de "démocratisation culturelle" telle qu'elle a guidé les politiques culturelles depuis 40 ans. Dans leurs mises en place, ces politiques ont entériné une définition de la culture basée sur la distinction de ce qui relève, d'une part, de la création artistique et du patrimoine, et d'autre part de ce qui constituerait la culture au sens anthropologique, reléguée quant à elle aux us et coutumes et considérée de manière marginale. En générant de facto une hiérarchisation des champs artistiques, l’action publique, oscillant entre traitement social et culturel, a renforcé le malentendu avec les populations. Plusieurs études sur les pratiques culturelles des français ont mis en évidence comment, malgré une volonté de démocratisation toujours plus affirmée, l’accès à l’art et à la culture pour tous se trouve confronté à un échec pour un grand nombre de nos concitoyens.
Dans ce contexte, et en s’appuyant sur des expériences de terrain, plusieurs acteurs culturels, dont nous sommes, proposent de ne plus penser l'action culturelle uniquement à partir des valeurs artistiques d’une élite pour aller à la conquête de nouveaux publics, mais de s’inscrire dans une vision politique plus large, qui intègre les mutations sociales, économiques, technologiques de la société et situe la personne "citoyenne" au cœur de notre démarche éducative.
Nous considérons le territoire comme un espace de pratiques musicales à observer dans ses diversités. Porteur d’une plus-value sociale, culturelle et économique pour la population, l’ancrage territorial doit éviter les pièges du conservatisme pour intégrer, par des contenus adaptés, une offre aux émergences artistiques. Fruit d’une négociation avec les collectivités publiques, l’action provoque, le cas échéant, le partenariat avec les autres structures éducatives et culturelles.
Les pratiques amateurs révèlent de nouvelles formes artistiques
Depuis quelques générations, de nouvelles pratiques artistiques émergent massivement, imposant d’autres références en matière d’art, de culture, et de définition de l’amateur. En bousculant les valeurs artistiques, elles dissolvent les conceptions habituelles selon lesquelles on envisage traditionnellement les procédures d’accès à la culture : les équipements institutionnels ne sont plus un passage obligé, l’appropriation des savoirs se fait via les médias, l’apprentissage relève de l'autodidaxie, la production est immédiate. Ces pratiques revendiquent la prise en compte des aspirations de la population, de ses savoir-faire, de ses cultures d’origine. Elles provoquent le débat sur le droit à la parole et au jugement esthétique pour tout un chacun. Elles posent la nécessité d’une valorisation de l’"amateur", d’une légitimation de sa pratique dans un champ organisé aujourd’hui autour de la seule perspective professionnelle.
Pour nous, l’amateur ne se définit pas par défaut, c'est-à-dire par son statut socio-économique qui le distinguerait sur ce plan du professionnel, mais par sa volonté de s’approprier une pratique artistique qui devient ainsi un espace de développement personnel, de recherche, dont l’exigence est motivée par la nécessité de partager et de confronter sa passion aux autres. Dans cet espace de liberté, la construction d’une personnalité artistique se fait d'abord avec des partenaires, et non d'abord avec des tuteurs. La prise en compte attentive des pratiques amateures remet en cause la considération péjorative avec laquelle on appréhende souvent ceux qui ne s'inscrivent pas dans les offres traditionnelles de formation, les "non publics", et envisage les amateurs comme acteurs d’une pratique culturelle personnalisée et innovante, source régulière de renouvellement des formes d’expression artistique.
Les pratiques musicales actuelles amplifiées en sont une illustration flagrante. Elles ont émergé hors des institutions musicales et ont été relayées par l’industrie du fait de leur impact populaire. Si elles ont donné lieu à de multiples courants musicaux, elles ont surtout marqué une nouvelle façon d’aborder la musique : on s’auto proclame musicien, le projet musical trouve son sens dans la rencontre avec le public, le groupe correspond à une entité globale, artistique, sociale et économique.
La prise en compte des musiques amplifiées implique, par définition, une réflexion sur la dimension sonore, ses conséquences en matière de langage, de création, d’environnement, de santé auditive. Les expérimentations effectuées sur la chaîne de l’électro-amplification ont fixé des références fondamentales dans l’histoire de ces musiques. Absent des cursus de l’éducation musicale à l’école ou au conservatoire, un patrimoine existe néanmoins, forgeant des comportements, des cultures, des vocations pour l’engagement en musique.
Alors que de plus en plus de collectivités locales répondent à ces aspirations par la création d’équipements spécifiques, aucune décision politique nationale n’apporte un cadre approprié à l’exercice de ces pratiques amateures.
Alors que le rapport au savoir évolue, un choix philosophique émerge : l’accompagnement
L’éducation musicale s’est jusqu’ici appuyée sur une conception classique du rapport au savoir : à travers une progression rationnelle des enseignements, on organise la transmission de ceux qui savent vers ceux qui ne savent pas, la plupart du temps dans le cadre de situations pédagogiques magistrales. Cette démarche s’appuie sur un modèle social pour lequel le travail est une valeur centrale : l’école se doit de former de futurs travailleurs, et l’école de musique se doit de former de futurs professionnels. Or, cette vision patrimoniale du savoir se confronte de plus en plus à la reconnaissance de savoirs ordinaires, issus de l’expérimentation quotidienne. Le savoir-faire, le savoir-être, le savoir-vivre sont de plus en plus considérés comme des compétences en tant que telles. Parallèlement, le marché de l’emploi, y compris dans le domaine artistique, ne permet plus de rencontrer toutes les espérances. Le temps libéré se développe, le métier n’est plus la seule finalité à l’apprentissage. Enfin, dans une époque où la pratique, les médias et les nouvelles technologies diversifient les sources autonomes de connaissances, les institutions éducatives et culturelles n’ont plus le monopole ni de la construction ni de la transmission des savoirs.
Toutes ces évolutions contraignent l’éducation artistique, et plus particulièrement l'éducation musicale, à de nouvelles approches pédagogiques. Il nous semble que l’"accompagnement", par sa déclinaison sémantique et par les situations pédagogiques qu’il suggère, est le principe qui peut éclairer notre action.
Accompagner, c’est être solidaire et seconder l'apprenant : le savoir est partagé, l’individu est considéré dans sa singularité, son capital culturel et artistique est valorisé, il est considéré comme donnant le sens de l’acte de formation.
L’accompagnement vise à la responsabilisation et à l’autonomie de l’individu, il s’appuie sur les valeurs du collectif tout en favorisant l’affirmation d’une personnalité musicale. Ces objectifs conduisent à développer l’initiative, l’expression, la curiosité, l’écoute et l’esprit critique.
L'accompagnement vise moins à former à la maîtrise de techniques pré-répertoriées ou de théories "académiques" qu'à aider le musicien à intégrer les dispositifs propres aux pratiques musicales actuelles : jouer et définir un projet collectivement, s’exposer devant un public, créer et diffuser ses œuvres. Les différents temps du parcours sont explorés comme autant d'opportunités de transmission, voire comme modes d’auto-évaluation : la répétition, la scène, l’enregistrement.
Le personnel pédagogique est constitué de professionnels de la musique, ayant eux-mêmes parcouru le chemin qu’empruntent les musiciens auxquels ils s’adressent. Ils s’engagent dans un processus de formation continue qui leur permet d'étoffer leurs ressources pédagogiques et de comprendre les divers courants constituant le champ des musiques actuelles amplifiées. Ces intervenants se partagent plus ou moins en deux profils : les formateurs spécialisés, exploitant un savoir-faire reconnu sur un large territoire, et les accompagnateurs, plus généralistes, ancrés localement et concernés par l’orientation et l’évaluation des musiciens apprenants.






